mardi 14 février 2012

Dysfonctionnements du stylo injecteur de ViraféronPeg (peg-interféron alfa-2b) - Point d'information





la suite de la publication dans la presse d’informations à propos de ViraféronPeg (peg-interféron alfa-2b) administré par stylo injecteur, l’Afssaps est concernée par l’évocation d’une perte de chance pour les patients et la nécessité de sécuriser l’emploi de ce produit de santé.
Les interférons pégylés sont des produits utilisés dans le traitement de l’hépatite C, le plus souvent en association avec la ribavirine. L’autorisation de mise sur le marché de ViraféronPeg a été délivrée en 2002 dans le cadre d’une procédure centralisée européenne. Il s’administre en une injection sous-cutanée par semaine, à l’aide d’un stylo injecteur qui permet d’adapter la dose en fonction du poids du patient.
L’Afssaps n’a pas enregistré de signalement dans la base nationale de pharmacovigilance sur l’ensemble de la période 2002-2012 avec la spécialité ViraféronPeg, qu’il s’agisse de problèmes de qualité du produit, de cas d’erreurs médicamenteuses, de problèmes ou de complications associés au dispositif ou encore d’inefficacité du médicament. Par ailleurs, l’Afssaps a reçu 20 réclamations depuis 2002 (entre 1 et 4 selon les années), concernant des défauts de fonctionnement du stylo injecteur (piston bloqué, volume délivré inférieur au volume habituel…). Enfin, l’analyse du dernier rapport périodique d’évaluation de la sécurité de ViraféronPeg sur la période allant de juillet 2009 à juillet 2010 (rapport préliminaire) a débouché sur une demande de revue cumulative des réclamations liées au dispositif dans le prochain rapport qui sera soumis aux autorités européennes.
L’Afssaps a reçu le 8 février 2012 le laboratoire MSD-France et s’est entretenue avec le Pr. Albert Tran, chef du service d’hépato-gastroentérologie de l’hôpital de l’Archet (Nice), qui a lancé une alerte sur le fonctionnement des stylos injecteurs de ViraféronPeg, commercialisé par cette firme.
La firme a reconnu avoir été destinataire de nombreuses réclamations sur le fonctionnement de ce stylo injecteur (250 en 2011) et envisage d’apporter des modifications techniques voire de repenser la conception du dispositif. Le Pr. Tran a confirmé les termes de son alerte, à savoir des difficultés d’utilisation pouvant aboutir à la non injection ou à l’injection partielle du produit.
Dans l’immédiat, l’Afssaps conseille aux patients de reprendre contact avec les professionnels de santé qui les surveillent pour qu’ils s’assurent avec eux de l’utilisation correcte de leur stylo injecteur et de l’efficacité de leur traitement.
Dans les 10 jours, l’Afssaps mettra en place un comité d’experts chargé de préciser les risques liés à ces dysfonctionnements et de proposer les mesures adaptées à la garantie de l'efficacité du traitement.

vendredi 10 février 2012

Premières journées de sensibilisation sur la santé Les 10 & 11 février 2012 à Casablanca



• Environ un cancer humain sur sept a pour origine une infection virale dans les pays en voie de développement. 
• CAP Santé sensibilise sur l’intérêt du dépistage précoce des infections dans la prévention des maladies cancéreuses. 
« Quand l’infection donne naissance au cancer », c’est autour de cette thématique que s’articuleront les travaux des Premières Journées de Sensibilisation pour la Santé, initiée par l’Association CAP Santé, avec le soutien du groupe Roche Maroc. Prévu les 10 et 11 février 2012 à l’hôtel Barcelo de Casablanca, cet événement vise à sensibiliser sur l’intérêt de la prise en charge adéquate et précoce des infections, considérées comme étant l’une principales causes dans la survenue des cancers. 
Pour M. Abdelmottalib Aboulfadl, Président Fondateur de l’association CAP Santé, « Aujourd’hui, au-delà de l’accompagnement de ses patients dans la gestion des maladies et la défense de leur droit, CAP Santé s’inscrit dans une démarche de mission de service public en proposant ces journées d’information et de prévention à l’ensemble de la population marocaine. » 
«Environ un cancer humain sur sept a pour origine une infection virale. Deux tumeurs rassemblent à elles seules 80 % des cas observés dans les pays en développement : le cancer du col de l’utérus dû à des papillomavirus et le cancer du foie dû aux hépatites B et C. Face à ces problèmes de santé publique, la prévention par la lutte contre les infections virales à un stade précoce devient une priorité. », explique le Pr Kamal Marhoum El Filali, Vice-président de CAP Santé. 
Au menu de cette rencontre, divers ateliers d’information entièrement dédiés au grand public. Animés par des spécialistes marocains, ils seront l'occasion pour les participants de s'informer sur les différents aspects des maladies cancéreuse et de connaître les réflexes à développer pour une meilleure prévention. Une session spéciale de formation du personnel est également programmée au profit d’un groupe de personnel soignant et administratif exerçant dans le milieu hospitalier. 
Créée au Maroc en 2010, l’association CAP Santé est un centre d’aide aux patients. S’appuyant sur une analyse de l’état des lieux de la couverture médicale, CAP Santé ambitionne d’établir un partenariat constructif avec les prestataires de la santé, les assurances et les politiques nationales mises en place à ce niveau. A travers une participation dans les questions liées à la santé et à l’accès aux soins en particulier, cette ONG ambitionne de mettre en avant et soutenir des solutions en faveur des patients.

La croisade de Fatéma Hal



Quel est le rôle de la cuisine aujourd'hui ?
La cuisine a un rôle politique, économique et social. On oublie qu'il y a eu des guerres pour le poivre par exemple. Alors qu'en Europe, ce que faisaient les femmes dans les maisons a été transformé en apprentissage à travers la création d'écoles de cuisine, ici, au Maroc, dans les écoles hôtelières, on n'enseigne que la cuisine internationale. A cause de cela, la cuisine marocaine peut mourir. C'est ça le vrai problème, et je l'ai compris il n'y a pas très longtemps. Il ne s'agit pas de remettre le système en cause, mais d'imposer une formation à la cuisine marocaine dans ces écoles. Si on ne fait pas cela, dans les années qui viennent, on aura une cuisine qui ne sera ni française, ni marocaine. Il faut préserver notre patrimoine et notre culture et intéresser les gens comme l'a fait la France avec sa gastronomie. On copie la France pour tout, copions le meilleur de la France.
Que proposez-vous pour que la cuisine marocaine ait sa place au Maroc ?
Les grands chefs français ont d'abord appris les techniques avant de créer leur propre cuisine. Nous, on commence par la queue. La création oui, mais il faut commencer par l'ancien pour aller vers le nouveau. On a un problème d'image. Les touristes qui visitent le Maroc se plaignent de plus en plus fréquemment de mal manger pendant leur séjour. On doit valoriser la cuisine marocaine et tout est à faire dans ce domaine.
Est-ce que cette valorisation passe seulement par l'écriture de livres ?
J'ai écrit une quinzaine de livres de cuisine pour offrir en partage les recettes que m'ont transmises de vieilles dames qui, sans cela, seraient mortes avec leurs secrets. Aujourd'hui, j'ai envie de faire encore plus. Sur Fatéma Hal TV, j'ai deux vidéos sur la Mrouzia et le couscous. J'aimerais créer une chaîne consacrée à la cuisine marocaine et à l'art de vivre sur le Web avec des reportages sur les produits et leur histoire. Cela permettrait de montrer les gestes et les techniques. J'ai déjà trois partenaires français sur ce projet. Je cherche maintenant des sponsors marocains, des gens qui ont quelque chose à défendre. Mais cette valorisation passe aussi et surtout par la création d'une académie ou d'une fondation qui pourrait former des cuisiniers à la cuisine marocaine. Si l'état ne suit pas sur ce sujet, c'est peut-être aux industriels qu'il faut s'adresser pour mettre en route ce grand chantier…
Vous allez présenter votre livre autobiographique Filles des frontières au SIEL. C'est un changement de genre. Pourquoi ce livre ?
Parce que j'avais envie de faire la paix avec certaines blessures et de raconter l'histoire d'autres femmes qui ont formé le socle sur lequel je me suis construit.◆
Fille des Frontières aux éditions Philippe Rey
De sa naissance à Oujda à son installation à Paris, où elle a créé son célèbre restaurant Le Mansouria, Fatéma Hal se raconte dans ce livre, revenant sur son enfance, marquée par l'absence du père, dans un univers de femmes : Mansouria, sa mère, sa tante Yamina, chanteuse pour femmes, les Dadas, anciennes esclaves à qui elle rend hommage. Un récit mêlant humour, personnages fantasques, sublimes vengeances, saveurs de la cuisine, youyous, chants d'Oum Kalthoum… mais aussi guerre d'indépendance algérienne, misère, répudiations, immigration…Pour le magazine français l'Express, avec ce livre Fatéma Hal « est une conteuse dans la lignée d'Albert Cohen ». C'est aussi Fille des frontières qui lui a valu une page dans le « Time Magazine » du 17 octobre 2011. « Si Benjamin Netanyahu et Mahmoud Abbas se retrouvaient autour d'un couscous préparé par Fatéma Hal, le problème
du Moyen-Orient ne pourrait pas être résolu, mais les deux côtés pourraient certainement mieux se comprendre » explique le journaliste du Time Magazine…
 


Le Soir-echos

mercredi 8 février 2012

Les 23 et 24 février à Casablanca : Sommet marocain des investisseurs





L'édition 2012 du Sommet marocain des investisseurs «Morocco Investors Summit» (MIS) se tiendra les 23 et 24 février à Casablanca, avec la participation de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), a indiqué cette organisation basée à Paris.
Considéré comme étant la passerelle ultime pour faire des affaires et investir dans les pays du Maghreb, ce sommet est une étape importante dans le processus de relance de l'économie marocaine et sa promotion à l'international, indique son initiateur «Euroconvention Conferences».
L'événement rassemblera des opérateurs et acteurs de l'investissement nationaux et internationaux, privés et publics, intéressés par le Maroc, le Maghreb et le pourtour euro-méditerranéen.
Le programme de cette rencontre se décline en six séances plénières axées sur «les opportunités d'investissements dans les régions marocaines», «l'agriculture et les industries de la pêche», «les énergies renouvelables et les ressources minières», «les grands projets d'infrastructure», «l'immobilier et le tourisme», la «banque, assurance et services financiers» et «les accords d'Agadir et l'intégration régionale».
Organisateur d'événements internationaux depuis la fin des années 1980 dans plus de 25 pays, «Euroconvention Conferences» est un organisme indépendant créé en 1987.
Il a notamment collaboré avec la Commission européenne et plusieurs institutions financières internationales sur des questions majeures, telle l'intégration économique et financière de l'Union européenne.
 


Liberation

La Belgo-Marocaine distinguée aux Magritte du cinéma : Lubna Azabal sacrée meilleure actrice pour son rôle dans «Incendies»


La Belgo-Marocaine distinguée aux Magritte du cinéma : Lubna Azabal sacrée meilleure actrice pour son rôle dans «Incendies»


L’actrice belgo-marocaine Lubna Azabal a été sacrée meilleure actrice en Belgique pour son rôle dans le film «Incendies», du Québécois Denis Villeneuve. 
L’actrice a reçu cette distinction lors de la deuxième cérémonie des «Magritte du cinéma», qui s’est déroulée samedi soir à Bruxelles, et a dédié son prix «aux femmes du Printemps arabe». 
Lubna Azabal est née à Bruxelles en 1973 de père marocain et de mère espagnole. Après le Conservatoire royal de Bruxelles, elle débute sa carrière au théâtre. En 1997, elle obtient son premier rôle au cinéma, dans le court métrage «J’adore le cinéma». Elle a tourné dans une douzaine de films, et semble toujours privilégier le cinéma d’auteur, qu’il soit l’œuvre de réalisateurs reconnus ou de jeunes cinéastes. Son interprétation stupéfiante de force et d'émotion dans « Incendies » marque à coup sûr le sommet (provisoire) de son itinéraire artistique. Ce personnage de Nawal, mère libanaise martyrisée puis contrainte à l'exil et conservant les lourds secrets du passé enfouis en elle pour épargner ses enfants, l'actrice belgo-marocaine avoue qu'il l'a bousculée. 
Bouleversée par la lecture du scénario de Denis Villeneuve, puis par celle de la pièce de Wajdi Mouawad dont il s'inspire, Lubna Azabal a immédiatement succombé à une écriture, à une poésie tragique, qui ose la beauté dans la douleur. Après le choc, ce fut l'attente de la comédienne qui rêve jour et nuit d'avoir ce rôle, une attente de plusieurs mois. Et une fois le rôle obtenu... ce fut la trouille, une peur monstrueuse, l'angoisse de rendre son personnage crédible. 
Dans sa préparation, Azabal s'est employée à toujours tout ramener au concret, sans se laisser aller, sans s'abandonner à la beauté tragique du personnage de Nawal mais en se concentrant sur ce qu'avait pu être sa souffrance concrète. L'actrice est entrée en immersion, tout en dialoguant avec un réalisateur qu'elle décrit comme un vrai capitaine. Denis a su tout à la fois respecter et conserver l'essence même de la pièce, et mettre, avec élégance et pudeur, une distance indispensable par rapport à une structure très théâtrale pour que la matière soit vivante, cinématographique. 
Le contexte historique, celui de la guerre au Liban, de la problématique israélo-palestinienne, Lubna le connaissait déjà, et s'en est logiquement nourrie. Et quoi de plus universel que cette sensation que l'on a de se retrouver face à la bête humaine, assoiffée de haine et de sang? Quoi de plus universel que ce cercle vicieux de la colère? Et quoi de plus universel que de vouloir, comme le fait cette femme, couper ce fil, interrompre la transmission de cette colère? Quoi de plus universel que ce magnifique portrait de femme, qui est en même temps portrait des femmes? 
Pour Nawal, c'est peut-être 70% des femmes sur cette terre, confrontées aux guerres, à la violence, à la misère. Il y a chez les femmes un instinct de survie qui est extraordinaire. Est-ce parce qu’elles  portent la vie que leurs forces se décuplent ainsi? Est-ce parce qu’elles portent ces responsabilités à la fois de mère, d'épouse, de maîtresse? Toujours est-il que ce sont les femmes qui restent, qui survivent à la faim, au viol, qui trouvent de quoi manger à leurs enfants. Il y a quelque chose d'animal, elles se transforment en lionnes dans ces circonstances que tant et tant d'entre elles  connaissent malheureusement. Lubna Azabal sait qu’elle a eu la chance de naître où il faut et d’avoir eu une vie relativement heureuse par rapport à celle de toutes ces femmes, mais elle n'en ressent pas moins les choses... 
Son discours à propos de ce film s'enflamme comme le fait, sur l'écran, son interprétation de Nawal, jeune fille trahie, enfermée, suppliciée, chassée, puis mère courage rattrapée par un passé terrible. Un rôle vécu autant qu'il est joué, dans un film qui ne peut laisser indifférent. 
Les «Magritte du cinéma», rappelle-t-on,  sont des prix qui récompensent les meilleures productions du cinéma belge francophone. Le nom choisi pour ce prix est un hommage au peintre surréaliste belge, René Magritte. La première cérémonie avait eu lieu en février 2011. 
21 récompenses ont été attribuées cette année, lors de la deuxième cérémonie, par les membres de l'Académie André Delvaux baptisée du nom d'un des plus grands réalisateurs de l'histoire du cinéma belge et qui veut remettre au goût du jour le 7ème art du Plat Pays. Surtout que plus rien de tel n'existait en Belgique francophone depuis la suppression des Prix Joseph Plateau, en 2007.

Le ministre de l'Intérieur français persiste et signe : Guéant au cœur d'une nouvelle polémique sur les civilisations



Cible d'une nouvelle attaque de la gauche pour des propos sur les civilisations jugés polémiques, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a déclaré dimanche ne pas regretter son discours et a accusé l'opposition de nourrir artificiellement la controverse dans le contexte de la campagne présidentielle.
Les ministres UMP François Baroin, Gérard Longuet et Xavier Bertrand ont pris sa défense, tandis qu'Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, appelait à cesser «l'hystérie» à moins de 80 jours du premier tour de l'élection présidentielle pour laquelle le candidat socialiste François Hollande est donné favori.
Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a en revanche nuancé son soutien, en soulignant que si «sur le fond» Claude Guéant était «un républicain», l'usage du mot «civilisation» pouvait «prêter à confusion». «Tous les systèmes politiques ne se valent pas», a-t-il corrigé sur BFM TV.
Harlem Désir, numéro deux du Parti socialiste, accuse Claude Guéant de s'ériger en «rabatteur de voix FN» au service d'»une majorité en perdition électorale et morale».
Les propos en question, prononcés samedi à huis clos à l'Assemblée nationale, lors d'une réunion du syndicat étudiant UNI, proche de la droite, ont été confirmés dimanche par le ministre de l'Intérieur et des Cultes sur RTL.
Lors d'un discours sur le «relativisme de gauche», il a estimé : «Contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas».
«Celles qui défendent l'humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique. En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation», a-t-il ajouté.
Aussitôt relayés par des participants sur Twitter, ces propos ont essaimé sur internet et suscité de vives réactions.
SOS Racisme a notamment dénoncé «une nouvelle étape dans une dérive vers des extrêmes inacceptables, structurés notamment par des logiques d'infériorisation de l'Autre». Sur Twitter, Cécile Duflot, secrétaire nationale d'Europe-Ecologie les Verts (EELV), a qualifié d'»abject» un «retour en arrière de trois siècles».
Les critiques se sont poursuivies dimanche, la socialiste Ségolène Royal fustigeant sur France 3 «des propos obscurantistes et dangereux», Najat Vallaud-Belkacem, l'une des porte-parole de François Hollande, une résurgence des «thèses du différentialisme ethnique et culturel».
«M. Guéant, qui a pratiqué une xénophobie d'Etat, vient maintenant donner des leçons à la gauche. C'est insupportable», a commenté pour sa part Jean-Luc Mélenchon au «Grand Jury» LCI-RTL-Le Figaro. Le candidat du Front de Gauche à la présidentielle a estimé que le ministre mélangeait civilisation et politique. «Le principe des droits de l'Homme, c'est une déclaration politique, ce n'est pas un fait de civilisation.»
Dans une interview à paraître lundi dans La Dépêche du Midi, le candidat centriste François Bayrou déplore «un dangereux détournement de pensée» visant l'islam avec «une volonté de dresser les sociétés les unes contre les autres».
Ces propos, «je ne regrette pas», a dit Claude Guéant sur RTL, déplorant que «certains à gauche continuent à extraire des petites phrases de leur contexte». «Pour nous, tout ne se vaut pas. Pour la gauche, apparemment, si j'en juge par les réactions (...) tout se vaut», a-t-il ajouté.
Interrogé également sur France Inter, le ministre a dit ne viser «aucune culture en particulier» mais a choisi à l'appui de son raisonnement deux exemples liés à l'islam : le port du voile intégral et les prières de rue.
Le ministre de l'Intérieur a déjà été au coeur de controverses dans un passé récent, pour avoir notamment déclaré que le nombre de fidèles musulmans en France posait «problème».
Le ministre de l'Economie et des Finances, François Baroin, a déploré «l'exploitation» systématique des déclarations de Claude Guéant, qu'il a présenté comme «un profond républicain» au «Grand Rendez-Vous» Europe 1-Le Parisien-i-télé.
Pour Gérard Longuet, ministre de la Défense, la phrase de Claude Guéant («toutes les civilisations ne se valent pas») est «intéressante dans son contexte» et «d'une banalité totale».
«Si on ne peut même pas dire cela, c'est la censure à tous les étages et à tous les moments de la réflexion, a-t-il déclaré sur RTL. Je crois qu'il faut condamner le relativisme qui consiste à dire ‘tout s'équivaut'. Tout ne s'équivaut pas», Alain Juppé, sur BFM TV, a mis en garde contre «le choc des civilisations». «Je reconnais que le mot de civilisation peut prêter à confusion», a-t-il commenté.
«Je pense que sur le fond, il n'y a absolument aucun doute, Claude Guéant est un républicain», a-t-il ajouté, relevant toutefois des «sensibilités différentes» à droite.
 




REUTERS

mardi 7 février 2012

L'USCM ouvre le bal du Circuit International Mohammed VI de tennis



Le club des cheminots de Rabat (USCM) abritera, du 11 au 18 février courant, la première étape de la 6è édition du Circuit international de tennis SM le Roi Mohammed VI, ont annoncé, vendredi soir à Casablanca, les organisateurs. Lors de cette édition, qui se décline en six étapes dont deux à Casablanca (COC et RUC) autant à Rabat (USCM), Meknès et Marrakech, les dames seront à l'honneur avec deux tournois ITF qui ouvriront le bal de l'année tennistique. La deuxième étape de ce Morocco Tennis Tour (MTT) mènera les jeunes à Meknès (18-25 février), avant de faire escale à Casablanca sur les courts du COC (25 février-3 mars) puis retour chez les cheminots avec le tournoi Challenger Messieurs (10-17 mars), a indiqué lors de la présentation de ce circuit, Khalid Outaleb, responsable des compétitions internationales à la Fédération royale marocaine de tennis (FRMT). Ce circuit réunit des jeunes et prometteuses raquettes en quête de point ATP pour mieux se propulser sur le circuit international.
Le tableau des engagées (dames) offre ainsi de belles rencontres en perspective avec des joueuses classées entre les 120ème et 332è au classement mondial. La Française Rezai Aravane (tête de série N.1) aura fort à faire pour barrer la route à la tenante du titre, la Russe Nina Bratichkova, qui n'est pas trop loin au classement mondial (136è).
D'autres candidates défendront leurs chances de glaner des points WTA et monter dans le ranking mondial. La vainqueur devra empocher 50 points, contre 34 points pour la finaliste, 24 points pour les demi-finalistes, 14 pour les quarts finalistes alors que celles qui disputeront les huitièmes se contenteront de 8 points. Chez les hommes, le Roumain Adrian Ungur (107è mondial) fera sa première apparition sur les courts abritant le MTT. Il aura à sortir le meilleur de lui-même pour s'imposer face au contingent espagnol qui, comme à l'accoutumée, s'engage en nombre sur les tournois de terre battue.
Pour les Marocains, la blessure de Reda El Amrani va peser lourd alors que Mehdi Ziadi, qui reprend sur les courts, cherchera à mettre à profit les quatre challengers de ce circuit pour gagner des points ATP.
 




MAP