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mercredi 8 février 2012

Le ministre de l'Intérieur français persiste et signe : Guéant au cœur d'une nouvelle polémique sur les civilisations



Cible d'une nouvelle attaque de la gauche pour des propos sur les civilisations jugés polémiques, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a déclaré dimanche ne pas regretter son discours et a accusé l'opposition de nourrir artificiellement la controverse dans le contexte de la campagne présidentielle.
Les ministres UMP François Baroin, Gérard Longuet et Xavier Bertrand ont pris sa défense, tandis qu'Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, appelait à cesser «l'hystérie» à moins de 80 jours du premier tour de l'élection présidentielle pour laquelle le candidat socialiste François Hollande est donné favori.
Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a en revanche nuancé son soutien, en soulignant que si «sur le fond» Claude Guéant était «un républicain», l'usage du mot «civilisation» pouvait «prêter à confusion». «Tous les systèmes politiques ne se valent pas», a-t-il corrigé sur BFM TV.
Harlem Désir, numéro deux du Parti socialiste, accuse Claude Guéant de s'ériger en «rabatteur de voix FN» au service d'»une majorité en perdition électorale et morale».
Les propos en question, prononcés samedi à huis clos à l'Assemblée nationale, lors d'une réunion du syndicat étudiant UNI, proche de la droite, ont été confirmés dimanche par le ministre de l'Intérieur et des Cultes sur RTL.
Lors d'un discours sur le «relativisme de gauche», il a estimé : «Contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas».
«Celles qui défendent l'humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique. En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation», a-t-il ajouté.
Aussitôt relayés par des participants sur Twitter, ces propos ont essaimé sur internet et suscité de vives réactions.
SOS Racisme a notamment dénoncé «une nouvelle étape dans une dérive vers des extrêmes inacceptables, structurés notamment par des logiques d'infériorisation de l'Autre». Sur Twitter, Cécile Duflot, secrétaire nationale d'Europe-Ecologie les Verts (EELV), a qualifié d'»abject» un «retour en arrière de trois siècles».
Les critiques se sont poursuivies dimanche, la socialiste Ségolène Royal fustigeant sur France 3 «des propos obscurantistes et dangereux», Najat Vallaud-Belkacem, l'une des porte-parole de François Hollande, une résurgence des «thèses du différentialisme ethnique et culturel».
«M. Guéant, qui a pratiqué une xénophobie d'Etat, vient maintenant donner des leçons à la gauche. C'est insupportable», a commenté pour sa part Jean-Luc Mélenchon au «Grand Jury» LCI-RTL-Le Figaro. Le candidat du Front de Gauche à la présidentielle a estimé que le ministre mélangeait civilisation et politique. «Le principe des droits de l'Homme, c'est une déclaration politique, ce n'est pas un fait de civilisation.»
Dans une interview à paraître lundi dans La Dépêche du Midi, le candidat centriste François Bayrou déplore «un dangereux détournement de pensée» visant l'islam avec «une volonté de dresser les sociétés les unes contre les autres».
Ces propos, «je ne regrette pas», a dit Claude Guéant sur RTL, déplorant que «certains à gauche continuent à extraire des petites phrases de leur contexte». «Pour nous, tout ne se vaut pas. Pour la gauche, apparemment, si j'en juge par les réactions (...) tout se vaut», a-t-il ajouté.
Interrogé également sur France Inter, le ministre a dit ne viser «aucune culture en particulier» mais a choisi à l'appui de son raisonnement deux exemples liés à l'islam : le port du voile intégral et les prières de rue.
Le ministre de l'Intérieur a déjà été au coeur de controverses dans un passé récent, pour avoir notamment déclaré que le nombre de fidèles musulmans en France posait «problème».
Le ministre de l'Economie et des Finances, François Baroin, a déploré «l'exploitation» systématique des déclarations de Claude Guéant, qu'il a présenté comme «un profond républicain» au «Grand Rendez-Vous» Europe 1-Le Parisien-i-télé.
Pour Gérard Longuet, ministre de la Défense, la phrase de Claude Guéant («toutes les civilisations ne se valent pas») est «intéressante dans son contexte» et «d'une banalité totale».
«Si on ne peut même pas dire cela, c'est la censure à tous les étages et à tous les moments de la réflexion, a-t-il déclaré sur RTL. Je crois qu'il faut condamner le relativisme qui consiste à dire ‘tout s'équivaut'. Tout ne s'équivaut pas», Alain Juppé, sur BFM TV, a mis en garde contre «le choc des civilisations». «Je reconnais que le mot de civilisation peut prêter à confusion», a-t-il commenté.
«Je pense que sur le fond, il n'y a absolument aucun doute, Claude Guéant est un républicain», a-t-il ajouté, relevant toutefois des «sensibilités différentes» à droite.
 




REUTERS

mercredi 11 janvier 2012

Un journaliste français tué à Homs, premier reporter occidental tué en Syrie




Gilles Jacquier, grand reporter de la chaîne de télévision France 2, a été tué mercredi lors d'un reportage à Homs dans le centre de la Syrie, devenant le premier journaliste occidental à trouver la mort dans ce pays depuis le début de la révolte il y a dix mois.
Le photographe de l'AFP Joseph Eid qui se trouvait avec lui a indiqué que le journaliste français (43 ans) avait été tué par un obus et que le photographe indépendant néerlandais Steven Wassenaar avait été blessé aux yeux par des éclats d'obus. La compagne de Gilles Jacquier se trouvait aussi sur les lieux.
Le président français Nicolas Sarkozy a dit attendre des autorités à Damas de faire "toute la lumière sur la mort" du
journaliste
. Son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a condamné un "acte odieux" et demandé au pouvoir syrien "d'assurer la sécurité des journalistes internationaux sur son territoire".
La télévision officielle syrienne a accusé "un groupe terroriste" d'avoir "tiré des obus sur des journalistes étrangers", alors que des militants pro-démocratie sur place ont accusé le régime de Bachar al-Assad confronté depuis le 15 mars 2010 à une contestation populaire qu'il réprime dans le sang.
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a précisé que six Syriens avaient également été tués dans l'explosion des obus. L'organisation basée en Grande-Bretagne a demandé l'ouverture d'une enquête, indiquant ignorer l'origine des tirs.
"Nous sommes arrivés à Homs encadrés par les représentants du gouvernorat. Tous les journalistes ont insisté pour se rendre sur le terrain. Les autorités ont décidé de nous emmener à Hadara, un quartier alaouite", la communauté religieuse du président Bachar al-Assad, a raconté M. Eid.
"Un premier obus est tombé sur un immeuble, alors que nous étions en train d'interviewer des manifestants pro-Assad qui nous ont suivis vers cet immeuble", a-t-il poursuivi.
"Nous sommes montés sur le toit. Entre-temps un second obus est tombé sur l'immeuble et en redescendant, j'ai vu des morts à terre et j'ai commencé à les photographier", a dit M. Eid. "Les autres journalistes sont descendus pour voir ce qui ce passait et ceux qui sortaient de l'immeuble ont reçu de plein fouet le troisième obus".
"Devant l'immeuble, les militants pro-Assad ont également été touchés. En redescendant, j'ai vu Gilles qui gisait dans une mare de sang. Une ambulance est arrivée, j'ai sauté dedans. A l'hôpital, c'était le chaos et l'hystérie totale, toutes les cinq minutes un nouveau blessé arrivait", a-t-il ajouté.
Le groupe de journalistes se trouvait à Homs, haut lieu de l'insurrection anti-régime, dans le cadre d'un voyage autorisé par Damas qui limite drastiquement les déplacements des médias étrangers.
Selon M. Eid, l'ambassadeur de France à Damas, Eric Chevallier, s'est rendu à l'hôpital où se trouvait le corps de Gilles Jacquier.
La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a exigé elle aussi une enquête, de même que l'organisation de défense de la presse, Reporters sans Frontières.
"Gilles Jacquier est le premier journaliste étranger tué en Syrie depuis le 15 mars. Nous demandons aux autorités, avec le concours des observateurs de la Ligue arabe, de faire toute la lumière sur cette tragédie", a déclaré RSF.
Selon elle, "un journaliste syrien et deux journalistes-citoyens syriens" ont été tués depuis la mi-mars.
L'Union européenne de télévision et l'Institut international pour la presse ont appelé les autorités syriennes à "protéger la liberté d'expression et garantir la sécurité des journalistes internationaux".
Londres a condamné ce décès et Washington l'a "déploré".
Gilles Jacquier était grand reporter pour France 2 depuis 1999. Il a en particulier couvert l'Irak, l'Afghanistan, le Kosovo et Israël. Il a réalisé de nombreux reportages pour l'émission Envoyé Spécial.
Né en 1968, il a débuté à France 3 Lille en 1991, avant de rejoindre la rédaction nationale de France 3 en 1994.
En 2003, le prix Albert Londres récompensait sa couverture de la deuxième Intifada et de l'opération Rempart menée par l'armée israélienne en avril 2002.


AFP

lundi 12 décembre 2011

Le Maroc prend la présidence tournante




Les travaux de la 7e réunion des ministres de la défense de l'initiative «5+5 défense» se sont ouverts, dimanche matin à Nouakchott, avec la participation du Maroc.
Le Maroc est représenté à cette réunion par le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de l'administration de la défense nationale, Abdellatif Loudiyi.
La réunion, qui connait la participation des ministres de la défense des cinq pays du Maghreb en plus de la France, de l'Italie, de l'Espagne, du Portugal et de Malte, examinera plusieurs questions liées au terrorisme, à l'émigration clandestine et aux défis engendrés par la prolifération des armes dans la région du Sahel.
Elle se penchera également sur les moyens de renforcer la coopération et la coordination entre les pays du Groupe 5+5 en particulier en ce qui concerne l'échange d'informations et d'expériences en vue de renforcer la sécurité et la stabilité dans la région.
La présidence tournante confiée au Maroc
Le Maroc a pris, dimanche à Nouakchott, la présidence tournante de l'initiative «5+5 défense» au titre de l'année 2012.
La présidence tournante de l'initiative a été confiée au Maroc à l'issue des travaux de la 7e réunion des ministres de la Défense de l'initiative «5+5 défense» qui comprend outre les cinq pays du Maghreb, la France, l'Espagne, l'Italie, le Portugal et Malte.
Le ministre mauritanien de la Défense, Ahmed Ould Dy Ould Mohamed Radhi, dont son pays avait assuré la présidence tournante de l'initiative durant l'année 2011, a souhaité plein succès au Maroc lors de ce mandat.
S'exprimant lors d'une conférence de presse donnée conjointement avec Abdellatif Loudiyi, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de l'administration de la défense nationale, Ould Mohamed Radhi s'est dit confiant que l'initiative «connaîtra sous la présidence du Maroc un nouvel élan qui confortera les acquis réalisés».
La 7e réunion des ministres de la défense des pays membres de l'initiative «5+5 défense» a clôt ses travaux dimanche soir à Nouakchott en présence des délégations des pays membres, y compris la délégation marocaine qui a été conduite par Abdellatif Loudiyi.
Les participants à cette réunion ont examiné plusieurs questions intéressant la région, plus particulièrement les moyens de lutte contre le terrorisme et l'émigration clandestine, ainsi que les défis engendrés par la prolifération des armes dans la région du Sahel.
Ils ont de même procédé à l'évaluation du plan d'action du Groupe 5+5 pour l'année 2011 et à l'examen de l'étude réalisée par le Centre euro-maghrébin de recherches et d'études stratégiques pour l'année 2011 sur l'émigration illégale et les défis de sécurité auxquels font face les pays de la région.
Le ministre mauritanien de la défense a relevé que l'initiative «5+5» a exécuté l'ensemble des activités prévues dans son plan d'action 2011, dont de nombreuses réunions au niveau des Etats majors militaires qui se sont couronnées de succès, notant que des exercices militaires conjoints entre des pays des deux rives de la méditerranée ont été organisés pour la première fois au cours de cette période.
La région occidentale de la Méditerranée, a ajouté Ahmed Ould Dy Ould Mohamed Radhi, continue de faire face aux dangers du terrorisme, de l'émigration clandestine et du trafic de drogue et d'armes, relevant que les derniers événements qu'a connus la région ont, considérablement, augmenté les menaces en raison de la prolifération des armes qui pourraient tomber dans les mains des réseaux terroristes.
A l'issue des travaux de cette réunion, les délégations présentes ont signé le communiqué conjoint qui appelle à une réflexion au sujet de l'élaboration d'un cadre référentiel des activités menées dans les différents domaines de la coopération commune de l'initiative.
 


MAP

jeudi 1 décembre 2011

Doha : Kofi Annan intervient lors de la réunion de la Commission Mondiale sur les Élections, la Démocratie et la Sécurité



Kofi Annan a donné un discours aujourd’hui lors d’une réunion de la Commission Mondiale sur les Elections, la Démocratie et la Sécurité tenue à Doha, Qatar, le 22 novembre 2011, et qu’il a présidée. La Commission Mondiale, créée conjointement par l’Institut International pour l’Assistance Electorale (International IDEA) et la Fondation Kofi Annan, œuvre pour promouvoir l’intégrité des élections pour un monde plus sûr, prospère et stable.
La Commission Mondiale s’emploie à convaincre les parties prenantes de l’importance de l’intégrité des élections non seulement pour la démocratie, mais aussi pour la sécurité, les droits de l’Homme et le développement. La Commission a pour objectifs de :
- Compliquer la vie de ceux qui tenteraient de truquer ou fausser les élections et assurer que, lorsque des élections ont lieu, les possibilités de fraude et de violence sont réduites,
- Renforcer l’engagement international à la conduite professionnelle des élections, y compris le soutien d’un suivi électoral crédible et de haute qualité,
- Conforter le soutien international à l'augmentation des capacités nationales de conduite d'élections justes,
- Réduire les possibilités de fraude et de violences liées aux élections,
- Mettre en place un consensus international sur la fermeté à adopter lorsque des parties tentent de truquer des élections.
La prise de conscience arabe et les changements politiques tumultueux ayant eu lieu en Afrique du Nord et au Moyen Orient démontrent que la demande populaire pour la démocratie est un phénomène mondial qui n’est lié à aucune région, ethnie, culture ou religion. Les citoyens de l’Egypte, de la Tunisie et de la Lybie font face aujourd’hui à l’énorme défi de l’édification de la démocratie là où l’autoritarisme est bien enraciné.
La clé vers la consolidation de la démocratie sera une réforme constitutionnelle qui protège les droits humains et les libertés civiles, et favorise l'intégrité électorale dans tous ses aspects. Les choix qui sont faits concernant les institutions politiques et électorales, l'organisation et la conduite de la concurrence politique, et la réalisation de la première élection post-transition permettront de déterminer si ces pays deviendront véritablement démocratiques.
Les premières élections démocratiques et concurrentielles qui ont eu lieu en Tunisie le 24 octobre 2011 fournissent au reste de la région un modèle de transformation sans violence.
Les défis de l'autoritarisme dans le monde arabe et la nécessité de consolider les acquis démocratiques de la région accentuent l'urgence des travaux de la Commission.
«Construire la démocratie est un processus complexe. Les élections ne sont qu'un point de départ, mais si leur intégrité est compromise, la légitimité de la démocratie le sera tout autant », a déclaré Kofi Annan, Président de la Commission Mondiale. « La plupart des pays ont convenu de principes qui, s’ils sont respectés, conduiront à des processus électoraux crédibles, mais ces principes sont  souvent ignorés à cause du manque d'engagement politique, l'insuffisance des connaissances techniques ou l'insuffisance du soutien international. La Commission cherchera donc à renouveler l'engagement politique à l'intégrité du processus électoral. »
« Nous avons appris de nos expériences ailleurs que la démocratie n'est pas ce que vous trouverez lorsque vous exposerez au grand jour un gouvernement autoritaire. L’édification d’une démocratie durable n'est donc pas un exercice technique, mais un exercice qui exige un leadership et un engagement politiques aux niveaux national et international, » a souligné VidarHelgesen, Secrétaire Général de l'IDEA.
"La Commission tirera sa force du fait de n’avoir aucun agenda national, » a ajouté le Vice-Président Ernesto Zedillo Ponce de León, ancien Président du Mexique. «Ses membres ont tous une réputation d'intégrité et d'engagement envers la démocratie, et leur forte visibilité sur la scène mondiale donnera à la Commission une crédibilité et une influence uniques. »
La Commission prévoit de conclure ses travaux et présenter ses recommandations d'ici la fin de 2012.
Notes aux rédacteurs en chef :
La Commission Mondiale sur les Elections, la Démocratie et la SécuritéLa Commission Mondiale sur la Démocratie, les Elections et la Sécurité a été lancée à Pretoria, en Afrique du Sud, le 4 mars 2011, par l'Institut International pour l'Assistance Electorale (International IDEA) et la Fondation Kofi Annan. La Commission travaille à mettre en évidence l'importance de l'intégrité des élections pour un monde plus sûr, prospère et stable. Le message central est qu’avec la montée de l'électoralisme, les élections ne signifient pas nécessairement la démocratie. Le principal objectif de la Commission est donc de sensibiliser le public sur les principales missions de la Commission. En tenant la conférence de presse à Doha, la Commission envoie un signe fort lié aux récents événements du printemps arabe.
Membres:Président: M. Kofi Annan, Secrétaire Général des Nations Unies (1997-2006)
Vice-président: S.E. Dr Ernesto Zedillo, professeur d'économie et de politique internationale et professeur associé de foresterie et d'études environnementales à l'Université de Yale, ancien Président du Mexique
Membres présents:• S.E. MarttiAhtisaari, ancien Président de la République de Finlande
• Professeur Louise Arbour, Président-Directeur Général, International Crisis Group, ancien Haut Commissaire pour les Droits de l'Homme (2004-2008)
• S.E. Dr FestusMogae, ancien Président de la République du Botswana et membre du comité de développement conjoint de la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International
• S.E. Prof Dr VairaVike-Freiberga, ancienne présidente de la République de Lettonie
• S.E. Dr Hassan Wirajuda, ancien ministre des Affaires étrangères de l'Indonésie (2001-2009) et membre du Conseil des Conseillers Présidentiels, Indonésie.
• VidarHelgesen, Secrétaire Général, International IDEA (Institut international pour la démocratie et l'assistance électorale)
 Amis de la Commission présents:
• Dr Rima KhalafHunaidi, Assistante du Secrétaire Général, Commission économique et sociale pour l'Asie occidentale (CESAO), ancien vice-premier ministre et ministre de la Planification,  Jordanie (1995-2000)
Membres:• Mme Madeleine Albright
• Amartya Sen
• Javier Solana
Les Amis de la Commission
• Helen Clark
• Lynn Pascoe
Directeur de recherche:
• Stephen Stedman

mardi 15 novembre 2011

Syrie: plus de 70 morts, le régime Assad de plus en plus isol




Plus de 70 civils et militaires ont péri dans les violences en Syrie dans l'une des journées les plus meurtrières depuis le début il y a huit mois de la contestation populaire que le régime de Bachar Al-Assad reste déterminé à mater malgré son isolement croissant.
Lundi, 27 civils ont été tués par les forces de sécurité et 34 soldats et 12 déserteurs présumés sont morts lors d'accrochages armés, a indiqué une ONG syrienne de défense des droits de l'Homme, à la veille d'une réunion extraordinaire de la Ligue arabe censée entériner la suspension de la Syrie.
Un militant des droits de l'Homme a dit craindre de voir le régime Assad "amplifier sa répression sanglante" contre les manifestants pro-démocratie, après la nouvelle position de la Ligue arabe qui a également menacé Damas de sanctions économiques.
Alors que la révolte entrait dans son 9e mois mardi, la violence a continué avec une attaque de déserteurs qui ont tué cinq militaires à Deraa (sud) et des accrochages à Idleb (nord-ouest) dans lesquels "14 soldats sont morts ou blessés", a précisé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Dans l'une des journées les plus sanglantes depuis le début de la contestation le 15 mars, "23 civils ont été tués lundi à Deraa par des tirs des forces de sécurité postés à des barrages" et quatre autres ont été tués à Homs (centre), un haut lieu de la contestation, selon l'OSDH.
A Deraa également, "34 soldats ont péri lors d'affrontements avec des hommes armés, vraisemblablement des déserteurs, dont 12 sont morts", a ajouté l'ONG en précisant le bilan risquait de s'alourdir en raison de l'état grave d'un grand nombre de blessés.
Il n'était pas possible de confirmer ces bilans de source indépendante, les médias étrangers étant interdits de circuler librement en Syrie où la répression de la contestation a fait 3.500 morts, selon l'ONU.
Outre les manifestations pacifiques appelant à la chute du régime, les accrochages armés entre déserteurs et soldats se sont multipliés depuis plus d'un mois, et le nombre de soldats tués a augmenté, faisant craindre à plusieurs observateurs que le pays ne sombre dans la guerre civile.


vendredi 21 octobre 2011

Libye: la mort de Kadhafi reste entourée de zones d'ombre



Capturé vivant jeudi par des combattants libyens près de son fief de Syrte, comme l'attestent plusieurs vidéos prises sur le vif, Mouammar Kadhafi est mort peu après dans des circonstances qui restent encore mystérieuses.Evènement
Le Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a réclamé vendredi une enquête sur les zones d'ombre entourant le décès de l'ancien "Guide" libyen.
Des images montrent l'ex-dictateur, blessé mais vivant, traîné ensanglanté vers un véhicule par la foule surexcitée. Il apparaît le visage à moitié couvert de sang, entouré d'hommes qui le bousculent, le tirent par les cheveux. Visiblement sonné, il est giflé, frappé à l'épaule. Il disparaît ensuite de l'écran sur fond de bruits de tirs.
A Syrte, un combattant, Mohamed Lahouaib Chabane, a affirmé à une journaliste de l'AFP avoir assisté en fin de matinée à l'arrestation de Mouammar Kadhafi et lui avoir pris son arme, un revolver en or. Selon lui, l'ancien "Guide" a été retrouvé "en train de ramper dans un tube en béton".
A la sortie ouest de la ville, des combattants pro-CNT ont montré à un photographe de l'AFP des canalisations en béton passant sous une route, où s'est déroulée l'interpellation.
D'après des sources concordantes, Mouammar Kadhafi était en train de fuir Syrte à bord d'un convoi de véhicules qui a été la cible d'une frappe de l'Otan à environ 08H30 (O6H30 GMT). Selon le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, l'aviation française a "stoppé" le convoi. Des combattants libyens sont ensuite intervenus, détruisant les véhicules desquels "ils ont sorti le colonel Kadhafi".
Tôt jeudi matin, des journalistes de l'AFP à une cinquantaine de kilomètres de Syrte avaient entendu une série de grosses explosions provenant de la ville assiégée, bien plus importantes que les bruits émanant chaque jour des combats. Trente minutes plus tard, à Syrte, d'immenses colonnes de fumée noire s'élevaient dans le ciel à la sortie ouest de la ville, où l'on entendait des échanges de tirs.
Selon Mohamed Leith, un commandant de Misrata basé à l'ouest de Syrte, le dictateur déchu a succombé des suites de blessures infligées pendant son arrestation.
"Kadhafi se trouvait dans une Jeep sur laquelle les rebelles ont ouvert le feu. Il en est sorti et a tenté de fuir. Il s'est réfugié dans un égout. Les rebelles ont ouvert le feu de nouveau et il en est sorti portant une kalachnikov d'une main et un pistolet de l'autre", explique-t-il. "Il a regardé à gauche et à droite, demandant +qu'est-ce qui se passe+. Les rebelles ont ouvert le feu de nouveau, le blessant à l'épaule et à la jambe et il a succombé ensuite".
De son côté, le chef de l'exécutif du CNT, Mahmoud Jibril, assure que l'ex-dictateur a été tué d'une balle dans la tête.
"Quand il a été retrouvé, il était en bonne santé et portait une arme", mais "quand le véhicule a démarré, il a été pris dans un échange de tirs entre des combattants pro-Kadhafi et des révolutionnaires, et il a été tué d'une balle dans la tête", affirme-t-il, en assurant qu'"il était vivant jusqu'à son arrivé à l'hôpital" de Misrata.
En fin d'après-midi, la dépouille de Mouammar Kadhafi a été vue par des témoins à bord d'une ambulance, dans un centre commercial de la périphérie de Misrata. Un photographe de l'AFP a constaté plus tard la présence du corps dans une maison de la ville, où il a pris une photo le montrant torse nu, le ventre couvert de sang. Un impact de balle était visible sur la tempe du Guide.

vendredi 5 août 2011

Affaire DSK : Air France nie toute instruction concernant Strauss-Kahn

Air France a démenti jeudi avoir donné des instructions sur la composition des équipages lors de vols empruntés par Dominique Strauss-Kahn, accusé de crimes sexuels à New York, afin d'éviter que l'ancien patron du FMI ne se retrouve en présence d'hôtesses de l'air. "Air France dément formellement avoir donné une quelconque instruction sur la composition de ses équipages. Air France n'entend faire aucun autre commentaire sur ces rumeurs», a déclaré un porte-parole de la compagnie aérienne. Jeudi, le journal Le Parisien a rapporté que les avocats de la femme qui accuse Dominique Strauss-Kahn d'avoir tenté de la violer à Manhattan avaient lancé un appel à témoins aux personnels féminins d'Air France pour mettre au jour d'éventuels comportements déplacés de l'ancien patron du FMI lors de ses voyages. Le quotidien a publié également le contenu d'une lettre anonyme écrite en anglais et adressée à ces avocats, selon laquelle Air France avait ordonné - avant que le scandale de New York n'éclate - que l'équipage de cabine soit exclusivement masculin lorsque DSK prenait un vol de la compagnie après de multiples plaintes émanant de passagers ou employés. Interrogés jeudi par l'AFP, les syndicats d'hôtesses et de stewards d'Air France ont démenti également ces supposées instructions de la direction d'Air France et indiqué n'avoir jamais été informés de  "comportement inapproprié"  de DSK envers les salariés de la compagnie. "Je n'ai jamais eu connaissance de comportement inapproprié. Il n'y a eu aucune approche (NDLR: par les avocats) dans ce sens», affirme Didier Foussat, secrétaire général du syndicat SNPNC. "Il n'y a pas eu d'approche"  des avocats new-yorkais et " il n'y a pas eu de problème avec DSK" , a déclaré Medhi Kémoune, du syndicat CGT. " Si c'était le cas, j'appelle les personnels à s'approcher des syndicats pour engager des procédures». L'un des avocats américains de Nafissatou Diallo, la femme de chambre qui accuse Dominique Strauss-Kahn de l'avoir violée le 14 mai à New York, avait lancé le 7 juin un appel à témoins à d'éventuelles autres victimes de l'ex-patron du FMI en France et en Afrique. Dominique Strauss-Kahn doit comparaître le 23 août devant un tribunal de New York où il devrait être fixé sur son sort: procès ou abandon des charges de séquestration, d'agression sexuelle et de tentative de viol pesant contre lui après l'agression présumée sur Nafissatou Diallo.  
 

jeudi 21 juillet 2011

France - Allemagne Nouveau plan d'aide à la Grèce


Les deux acteurs-clé de la réunion, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy, ont préparé le terrain à un compromis jusque tard dans la soirée à Berlin. Au terme de sept heures de discussions, impliquant aussi le patron de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet, Mme Merkel et M. Sarkozy ont réussi à dégager une «position commune» sur le sauvetage de la Grèce, ont indiqué la présidence française et le porte-parole de Mme Merkel, Steffen Seibert.
Elle servira de base aux négociations du sommet des dix-sept pays de l'Union monétaire lors du sommet qui s'ouvre à 13h00 (11h00 GMT) à Bruxelles et s'achèvera sans doute dans la soirée. «Nous devons absolument trouver une solution pour arrêter la spéculation internationale et stabiliser la zone euro (...) Si cette zone euro éclatait, ce serait une catastrophe», a mis en garde le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, à Madrid.

Les marchés financiers attendent des résultats tangibles après des semaines de tergiversations. A défaut, ils risquent de jeter à nouveau leur dévolu sur les pays considérés comme fragiles, tels l'Italie, l'Espagne, voire la Belgique.
Au centre des tractations : la mise sur pied d'un deuxième plan d'aide à la Grèce pour lui éviter la faillite. Le premier, décidé au printemps 2010, de 110 milliards d'euros, ne suffit déjà plus. Les négociations ont buté jusqu'au bout sur une exigence politique de l'Allemagne de voir cette fois les banques contribuer au financement, quitte à ce que cela provoque un «défaut de paiement» du pays. Plusieurs de ses partenaires, à commencer par la France, ainsi que la BCE, sont réservés en raison des risques.

La délégation française n'a parlé dans la nuit que d'un accord franco-allemand sur la Grèce et non d'un compromis associant la BCE, ce qui pourrait signifier que le compromis n'est pas forcément du goût de l'institut monétaire. Depuis le début du mois, les capitales européennes semblent s'être résolues à accepter un défaut, à condition qu'il soit circonscrit au maximum. Parmi les idées sur la table figurent un rachat d'une partie de la dette grecque, une taxe sur les banques pouvant rapporter 50 milliards d'euros, ainsi qu'une réduction de la dette du pays de jusqu'à 90 milliards d'euros via un échange des obligations détenues par le secteur privé.

Réduction de la dette

Les dirigeants des pays de la zone euro s'orientent jeudi lors de leur sommet crucial vers une solution permettant de réduire la dette de la Grèce, mais n'excluant plus un défaut de paiement d'Athènes, qui serait une première dans l'Union monétaire.
Dans le projet d'accord du sommet de Bruxelles, la zone euro envisage de réduire le volume de la dette grecque (d'environ 350 milliards d'euros au total), a déclaré jeudi à l'AFP un diplomate européen. L'ampleur de la baisse n'est pas encore fixée et doit être discutée avec les banques créancières.
Problème: «il y a des solutions qui peuvent être interprétées comme un défaut de paiement par les agences de notation», a souligné ce diplomate proche des négociations, alors que ce scénario devait être il y a encore quelques semaines évité à tout prix.