samedi 21 janvier 2012

Faire face aux défis médicaux


 


«Casablanca accueille les XVIIIe échanges internationaux de l'Association Dermastic».

Les XVIIIe échanges internationaux en dermatologie chirurgicale, médecine esthétique, cosmétologie et médecine anti-âge se sont tenus, vendredi à Casablanca.

Organisée par l'Association marocaine de dermatologie chirurgicale, médecine esthétique-cosmétologie et médecine anti-âge (Dermastic), cette manifestation scientifique, qui se poursuit jusqu'au 21 janvier, consiste à faire profiter les dermatologues des dernières nouveautés en matière de dermatologie, de chirurgie esthétique et plastique et de la cosmétologie.

Maintenir un niveau de compétence tout au long d'une carrière médicale est le souhait de tous les médecins et de la population au moment où les progrès de la médecine se succèdent à un rythme très rapide, a souligné docteur Ahmed Bourra, président de Dermastic.

L'association a su, tout au long de ces dix dernières années, faire face à des défis médicaux, technologiques dans le but de rehausser aux standards internationaux, le niveau de la dermatologie, médecine et chirurgie esthétique et la chirurgie dentaire esthétique au Maroc, a-t-il ajouté.

Cette rencontre se veut un nouveau rendez-vous pour promouvoir les échanges scientifiques et les recherches dans le domaine dermatologique, a indiqué pour sa part docteur El Hassan Tazi, 1er vice-président de Dermastic, ajoutant qu'elle est aussi le cadre idoine pour rassembler les dermatologues nationaux et internationaux dans le but de développer les connaissances et la maîtrise des donnes scientifiques et médicales.

Initiée en partenariat avec l'Union internationale de médecine esthétique, cette rencontre a connu la participation d'experts marocains, français et belges, qui ont l'occasion de débattre, deux jours durant, de plusieurs sujets d'actualité notamment de l'acné, de l'hirsutisme, des pigmentations cutanées, du rajeunissement facial, des peelings ou encore des produits de comblement.

Le Psoriasis, les tumeurs nasales et la dermatologie esthétique sont aussi au programme de cette manifestation qui a prévu deux ateliers consacrés à la toxine botulique et aux produits de comblement ainsi que la mésothérapie et la radiofréquence. 
 

vendredi 20 janvier 2012

Promotion de la couture traditionnelle marocaine : Franc succès de la 3ème Fashion Days Marrakech




Promotion de la couture traditionnelle marocaine : Franc succès de la 3ème Fashion Days Marrakech
C’est sous le signe «Le Maroc source de paix et de tolérance» que s’est tenue, le week-end dernier, à la cité ocre, la troisième Fashion Days Marrakech, un événement consacré à la promotion de la couture traditionnelle marocaine. 
Organisé par la Fédération de la couture traditionnelle marocaine (FCTM), ce grand rendez-vous de mode a réuni, trois jours durant, vingt créateurs nationaux et internationaux au Four Seasons Hôtel à Marrakech. 
Des collections innovantes de créateurs en herbe, le traditionnel concours de jeunes stylistes lauréats des écoles de mode et une vente aux enchères d’œuvres artistiques et de créations de haute couture au profit de l’Association SOS Villages d’enfants ont ponctué cette édition plutôt réussie. 
Pour sa troisième édition, la Fédération de la couture traditionnelle marocaine a tenu également à saluer six personnalités du monde de la mode au Maroc  pour leur contribution à l’émancipation de ce secteur. La FCTM a ainsi attribué des hommages «Influence» à Mme Fadillah Berrada, «Etincelle» (Mme Fatima Zahra Outaghani, directrice générale de l’Agence PR Media), «Authenticité» (Mohamed Ammor, artisan de Fès), «Signature» (Abdellatif Khizrane, directeur de publication et de rédaction du Magazine Hola Maroc), «Inspiration» (Mina, mère à SOS villages d’Aït Ourir) et un hommage «Ambassadeur» à toutes les femmes ambassadrices du caftan marocain. 
Véritable plateforme pour les créateurs et stylistes marocains ainsi que les professionnels de la mode, «la Fashion Days Marrakech a comme principaux objectifs de développer la profession de la couture et de la création traditionnelle, faire découvrir de jeunes talents, les accompagner et les intégrer dans le monde de la haute couture», indique Najia Abadi. 
Cet événement « vise également à mettre en valeur le savoir-faire de l’artisanat national et la préservation du patrimoine culturel», ajoute la présidente de la FCTM. 
Ces trois jours de festivités ont surtout permis aux prestigieux invités  « de découvrir en exclusivité de magnifiques pièces des prochaines collections de créateurs nationaux et internationaux, ainsi que des collections innovantes de créateurs en herbe, et ce dans un mélange d’élégance, de justesse des coupes, de luxuriance et de fantaisie pour un enchantement de tous les sens », soulignait-on. 
Parrainée par Miss France 2012, Delphine Wespiser, ainsi que Xavier Guerrand Hermès Chairman of Hermès Paris, l’édition 2012 a vu aussi la participation de plusieurs personnalités du monde des arts, de l’économie et de la finance. 
Soulignons que l’ambiance de la cérémonie de clôture, animée par Maria Naciri, a été assurée par la star marocaine Noor qui a gratifié l’assistance de son dernier show, «Danse orientale».

lundi 16 janvier 2012

L'UE face à une crise de confiance





«La dégradation de la note de neuf pays européens par S&P replonge la Zone euro dans une crise de confiance».
L'Union européenne (UE) se retrouve face à une crise de confiance, suite à la dévaluation de la note de neuf pays européens, vendredi, par Standard & poor's.
Dégradation des notes de neuf pays européens, S&P persiste et signe
Les pays concernés par l'abaissement de notation sont la France, l'Autriche, la République de Malte, la Slovaquie, la Slovénie, l'Italie, l'Espagne, le Portugal et l'Ile de Chypre.
«C'est d'abord une terrible nouvelle pour la France. Notre pays va payer très lourdement les conséquences de cette décision» a indiqué Jean-Marie Le Guen, député PS de Paris suite à l'abaissement de la note.
Pour sa part Martine Aubry, première secrétaire du PS affirme que la dévaluation de la note de la France vient sanctionner la politique suivie depuis 2007.
Quant à François Bayrou, le président du Modem, la dégradation de la note pèse aussi bien sur la souveraineté du pays et sa réputation, que sur son statut vis à vis de son voisin l'Allemagne, dont les triples A ont été bien sauvegardés.
Dans le même cadre, Rome affirme dans une déclaration que l'abaissement de sa notation «renforce la détermination» du gouvernement à «poursuivre sur la route entreprise» pour réduire la dette du pays tout en relançant la croissance.
De son côté, la Slovénie a qualifié, par voie de communiqué, d'«Excessif» l'abaissement de sa note d'un cran, estimant que l'agence de notation financière a négligé les efforts entrepris par Ljubljana, visant la consolidation des finances publiques.
Dans ce contexte européen mouvementé, Nicolas Sarkozy, brise le silence qui régnait depuis vendredi, en annonçant dimanche son intention de s'adresser «aux Français à la fin du mois» pour l'exposition de nouvelles réformes qui porteraient des solutions à la crise actuelle. N'ayant pas commenté directement l'abaissement de la notation, le chef d'Etat de la deuxième économie européenne a qualifié la situation d'«une épreuve qu'il ne fallait ni sous-estimer, ni dramatiser à l'excès».
Aussi exigeante que solidaire, l'Allemagne a exprimé son soutien à Paris ainsi qu'à ses autres partenaires, tout en appelant la Zone Euro (ZE) à une rigueur budgétaire accrue. «Nous sommes tous étroitement liés les uns aux autres» a déclaré son ministre des Finances, Wolfgang Schauble.
En Grèce, le Premier ministre Lucas Papademos a signalé la situation précaire que traverse son pays, en affirmant que «la Grèce court de graves dangers» économiques sur fond d'absence d'un futur accord, au moment où le Fonds monétaire international (FMI) se prépare pour une reprise des négociations, traitant la viabilité de la dette grecque.
Sous la lumière de la récente décision de S&P, le Royaume-Uni, affirme, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, William Hague, que le pays est mené à «une maîtrise ferme» de son cadre économique, la stabilité de la ZE «va de notre intérêt national», a-t-il affirmé.
Certes la notation des neuf pays européens a été abaissée, cependant la ZE reste déterminée, selon Jean-Claude Juncker, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, «à faire tout son possible pour surmonter la crise, améliorer les finances publiques et retrouver le chemin de la croissance et de l'emploi».
Juncker tenait ses propos suite à l'engagement de l'Union Européenne vendredi de faire tout son possible afin de garantir le triple A de son Fonds de soutien (le FESF).
Par ailleurs, le géant économique asiatique, le Japon, s'est dit «inquiet» pour sa note suite au mauvais vent qui vient secouer la notation des pays européens.
«Le Japon pourrait se retrouver sous les feux de l'actualité», a déclaré le Premier ministre japonais, Yoshihiko Noda, dans une interview à la chaîne TV Tokyo, déplorant «l'efficacité des stratégies de gestion financière à court terme».
 

dimanche 15 janvier 2012

Atouts d'investissement intégré

«Offshoring à Fès, un positionnement stratégique sur un créneau à forte valeur ajoutée».
Forte de ses plans régionaux de développement des secteurs dits classiques du tourisme, de l'artisanat, de l'agriculture et de l'industrie, la ville de Fès veut aussi se positionner dans de nouveaux métiers à forte valeur ajoutée.
En optant ainsi pour les filières de l'offshoring et des nouvelles technologies de l'information et de la communication, elle fait d'une pierre deux coups : tirer avantage de la dynamique nationale créée autour de ces nouveaux créneaux et faire valoir ses avantages comparatifs par rapport aux autres régions.
L'offre Fès propose aux investisseurs un package, qui inclut l'ensemble des facteurs de la compétitivité, à savoir des infrastructures et services de qualité international, un cadre incitatif agressif et une offre de formation de ressources humaines en adéquation.
Des avantages concurrentiels indéniables
Pour une région se plaçant dans le peloton de tête des grandes régions économiques du pays, chercher à se positionner comme une destination attractive pour les métiers de l'offshoring est un choix des plus judicieux. Et pour cause. Les indicateurs économiques de la région le confirment : son PIB représente un peu plus de 4% et son industrie autour de 7% de potentiel national, selon des chiffres du centre régional d'investissement.
La force de la région réside aussi dans sa position géographique (à seulement 2h30 de Paris et 2h de Rabat en train ou en voiture) et une industrie tertiaire qui offre un éventail de branches très diversifiées. Elle couvre un mélange de secteurs traditionnels qui s'adaptent aux progrès techniques et des activités émergeantes à la pointe de l'innovation.
La région connaît, dans ce sens, un nouvel élan économique représenté par des plans de développement et des activités dans différents secteurs économiques porteurs de valeur ajoutée. Un élan fondé sur une plateforme économique assez solide gravitant autour d'infrastructures de bases, dont un aéroport, des parcs industriels, un foncier disponible et adapté, une attractivité territoriale et une grande accessibilité.
La région jouit également d'une notoriété incontestée dans les domaines culturel et universitaire. Elle constitue à elle seule un véritable pole de formation, de recherche et d'innovation : deux universités, une université libre d'ingénieurs, une centaine de centres de recherches et de laboratoires et d'autant d'unités de formation et de recherche et une centaine d'établissements de formation professionnelle.
A ces avantages, s'ajoute un soutien des pouvoirs publics et de l'ensemble des opérateurs économiques locaux pour encourager la promotion et le développement des activités génératrices de richesses et d'emplois.
La combinaison de ces atouts fait aujourd'hui que la région de Fès est en passe de devenir un pole de services à la clientèle, à la fois régional et international. Les centres d'appels, par exemple, sont très demandeurs.
Ces centres d'appels, travaillant essentiellement pour le compte de compagnies françaises et espagnoles, œuvrent dans divers segments d'activité, dont la recherche marketing, la télévente et le traitement des données informatiques.
Et pour ne pas rester seulement concentrée sur les activités de gestion de la relation client (centres d'appels), la ville s'est engagée dans un ambitieux projet d'offshoring dans le cadre du programme «Emergence» : Fès-Shore.
Fès-Shore : une ambitieuse plateforme industrielle intégrée
Après Casanearshore et Technoplois de Rabat-Salé, Fès-Shore est le troisième maillon d'un réseau de parcs intégrés dédiés aux activités de services informatiques, de traitement de données et de processus métiers.
La réalisation de ce projet, dont la fin des travaux est prévue pour 2016, nécessitera un milliard de dirhams et permettra de générer 12.000 emplois directs.
S'étalant sur une superficie globale de 20 ha, Fès-Shore est le fruit d'un partenariat entre le ministère de l'industrie, du commerce et des nouvelles technologies, la wilaya de Fès-Boulemane, le Centre régional d'Investissement et la société MedZ, filiale de la holding CDG Développement.
Fès shore est dédié au développement de nouveaux potentiels économiques de la région dans le domaine de l'offshoring et offre aux entreprises l'assurance de bénéficier d'un parc intégré assorti de services d'accompagnement performants et d'un cadre législatif incitatif, implanté dans un environnement urbain jouissant de notoriété mondiale, culturelle, touristique et technologique.
En gros, Fès Shore s'assigne pour objectifs de développer un espace intégré dédié aux activités de services informatiques, de traitement de données et de processus métiers, de jouer un rôle moteur d'entrainement en matière de développement économique et technologique de la région, mais aussi de se constituer en un carrefour régional générateur de synergie entre la richesse du Maroc et celle apportée par les opérateurs du secteur.
Il s'agit aussi de permettre l'accès à un nouveau savoir-faire, développer de nouveau métiers porteurs de valeur ajoutée, stimuler la création d'emploi dans la région et mettre en valeur le potentiel innovateur de la région de Fès et du bi-pole Fès-Meknès en aménageant une zone dédiée à la dynamisation du développement économique.
Fès shore offre aux sociétés résidantes une panoplie d'incitations fiscales et de subventions ainsi que des couts concurrentiels à l'international : un taux effectif de l'Impôt sur le Revenu de 20%, des couts de télécoms jusqu'à 30% moins chers que les prix du marché, des aides à la formation allant jusqu'a 5.800 euros et des loyers compétitifs à l'international.
 

mercredi 11 janvier 2012

La chirurgie esthétique sous surveillance en Grande-Bretagne


Les autorités britanniques vont enquêter pour déterminer s'il est nécessaire d'encadrer plus étroitement le secteur de la chirurgie esthétique, après le scandale des implants mammaires de la firme française PIP, a annoncé mercredi le ministre de la Santé, Andrew Lansley.
Les cliniques qui proposent ce type d'interventions feront par ailleurs l'objet d'une inspection.

Les autorités britanniques vont enquêter pour déterminer s'il est nécessaire d'encadrer plus étroitement le secteur de la chirurgie esthétique, après le scandale des implants mammaires de la firme française PIP. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard
"J'ai pris aujourd'hui un certain de nombre de mesures pour faire en sorte que nous tirions les leçons et pour voir dans quelle mesure nous pouvons améliorer le contrôle du secteur de la chirurgie esthétique dans son ensemble afin que cela ne se reproduise pas", dit le ministre dans un communiqué.
Londres n'a pas recommandé le retrait systématique des implants PIP mais a proposé aux femmes qui y ont eu recours par l'intermédiaire du Service national de santé (NHS) de se les faire retirer aux frais des pouvoirs publics.
En France, où l'affaire a éclaté, le gouvernement s'est prononcé le mois dernier pour le retrait des prothèses mammaires PIP, qui présentent des risques de fuite et de rupture. Environ 30.000 femmes sont concernées en France et 300.000 le sont dans le monde.
reuters

«Le cancer, la maladie du siècle»

Conférence internationale sur la lutte contre le cancer organisée par l'Association Lalla Salma de lutte contre le cancer.
«Avec des prévisions de 20 millions de nouveaux cas dans le monde en 2020 et 10 millions de morts en 2020, le cancer est nécessairement un problème global. Il nous concerne tous quel que soit l'endroit où nous vivons. Il touche les hommes quelles que soient leur couleur, leur origine, leur religion. Il touche les pauvres comme les riches, les jeunes comme les gens âgés. Face aux conséquences qu'il entraîne et à toutes ces vies qu'il gâche avant de les emporter, le cancer ne peut et ne doit pas nous laisser indifférents». Cette conclusion de l'ouvrage «Les chemins de l'espoir, comprendre le cancer pour l'éviter et le vaincre» du professeur David Khayat, cancérologue de renommée internationale, résume cette maladie des temps modernes qui, aujourd'hui en 2011, a fauché plus de 7 millions de vies dans le monde et près de 2700 décès au Maroc. «C'est une maladie, écrit encore ce professeur, qui nous concerne tous et pour laquelle nous ne pouvons pas faire l'économie de comprendre de quoi il s'agit et de mettre toutes les imaginations et les intelligences en commun, pour vaincre définitivement un jour cette maladie. Bien sûr, le cancer ne sera pas vaincu en un jour, mais un jour, il sera vaincu».
Il ne pourra l'être que par une réelle volonté des pouvoirs publics en matière de prévention de masse et de campagne de vaccination, notamment pour le cancer du foie et du col de l'utérus, de lutte contre le tabagisme, d'accès aux thérapies, mais aussi et surtout par les progrès de la recherche et ceux réalisés dans les traitements, vaincus également par une coopération régionale, à l'instar de celle mise en place avec le Groupement franco-africain d'oncologie pédiatrique dont le réseau animé avec l'institut Gustave Rousset de Villejuif concerne douze pays africains ou à l'instar de l'Alliance des ONG de la Méditerranée orientale créée par l'Association Lalla Salma de lutte contre le cancer. L'ALCS organise justement une conférence internationale très attendue, du 12 au 14 janvier à Marrakech, sur le contrôle du cancer au Moyen-Orient et en Afrique, sous le thème «Quelle stratégie pour la prévention du cancer du col utérin et quelle stratégie pour la coopération et l'accès aux soins contre le cancer au Moyen-Orient et en Afrique» en collaboration avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le ministère de la Santé et la Caisse nationale des organismes de la prévoyance sociale (CNOPS).
L'ALCS avait lancé en 2010 le plan national de prévention et de contrôle du cancer en partenariat avec le ministère de la Santé, une expérience qui a permis, selon Rachid Bakkali, le directeur exécutif de l'association, «de changer la donne sur le long terme et de permettre la généralisation de l'accès aux soins ». Selon M. Bakkali, 95% des patients nécessiteux ont accès aux traitements de pointe très onéreux, grâce à l'Association Lalla Salma de lutte contre le cancer et ses partenaires. À côté des progrès réalisés en matière de traitement, l'accent a été également mis au Maroc sur les équipements dans la dizaine de centres d'oncologie disponibles au Maroc, qui ne suffisent pas encore pour traiter le nombre de malades en progression dans les régions. La conférence de Marrakech, animée par des personnalités scientifiques de haut niveau, des professionnels de la santé publique de différents pays, et d'instituts internationaux connus pour leur savoir-faire et la pertinence de leurs recherches, par des représentants d'ONG internationales et des laboratoires, permettra de faciliter les échanges sur les réalisations des différents pays et le partage des connaissances dans ce domaine du contrôle et de la lutte contre le cancer, cette « maladie du siècle ».

le matin 

Un journaliste français tué à Homs, premier reporter occidental tué en Syrie




Gilles Jacquier, grand reporter de la chaîne de télévision France 2, a été tué mercredi lors d'un reportage à Homs dans le centre de la Syrie, devenant le premier journaliste occidental à trouver la mort dans ce pays depuis le début de la révolte il y a dix mois.
Le photographe de l'AFP Joseph Eid qui se trouvait avec lui a indiqué que le journaliste français (43 ans) avait été tué par un obus et que le photographe indépendant néerlandais Steven Wassenaar avait été blessé aux yeux par des éclats d'obus. La compagne de Gilles Jacquier se trouvait aussi sur les lieux.
Le président français Nicolas Sarkozy a dit attendre des autorités à Damas de faire "toute la lumière sur la mort" du
journaliste
. Son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a condamné un "acte odieux" et demandé au pouvoir syrien "d'assurer la sécurité des journalistes internationaux sur son territoire".
La télévision officielle syrienne a accusé "un groupe terroriste" d'avoir "tiré des obus sur des journalistes étrangers", alors que des militants pro-démocratie sur place ont accusé le régime de Bachar al-Assad confronté depuis le 15 mars 2010 à une contestation populaire qu'il réprime dans le sang.
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a précisé que six Syriens avaient également été tués dans l'explosion des obus. L'organisation basée en Grande-Bretagne a demandé l'ouverture d'une enquête, indiquant ignorer l'origine des tirs.
"Nous sommes arrivés à Homs encadrés par les représentants du gouvernorat. Tous les journalistes ont insisté pour se rendre sur le terrain. Les autorités ont décidé de nous emmener à Hadara, un quartier alaouite", la communauté religieuse du président Bachar al-Assad, a raconté M. Eid.
"Un premier obus est tombé sur un immeuble, alors que nous étions en train d'interviewer des manifestants pro-Assad qui nous ont suivis vers cet immeuble", a-t-il poursuivi.
"Nous sommes montés sur le toit. Entre-temps un second obus est tombé sur l'immeuble et en redescendant, j'ai vu des morts à terre et j'ai commencé à les photographier", a dit M. Eid. "Les autres journalistes sont descendus pour voir ce qui ce passait et ceux qui sortaient de l'immeuble ont reçu de plein fouet le troisième obus".
"Devant l'immeuble, les militants pro-Assad ont également été touchés. En redescendant, j'ai vu Gilles qui gisait dans une mare de sang. Une ambulance est arrivée, j'ai sauté dedans. A l'hôpital, c'était le chaos et l'hystérie totale, toutes les cinq minutes un nouveau blessé arrivait", a-t-il ajouté.
Le groupe de journalistes se trouvait à Homs, haut lieu de l'insurrection anti-régime, dans le cadre d'un voyage autorisé par Damas qui limite drastiquement les déplacements des médias étrangers.
Selon M. Eid, l'ambassadeur de France à Damas, Eric Chevallier, s'est rendu à l'hôpital où se trouvait le corps de Gilles Jacquier.
La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a exigé elle aussi une enquête, de même que l'organisation de défense de la presse, Reporters sans Frontières.
"Gilles Jacquier est le premier journaliste étranger tué en Syrie depuis le 15 mars. Nous demandons aux autorités, avec le concours des observateurs de la Ligue arabe, de faire toute la lumière sur cette tragédie", a déclaré RSF.
Selon elle, "un journaliste syrien et deux journalistes-citoyens syriens" ont été tués depuis la mi-mars.
L'Union européenne de télévision et l'Institut international pour la presse ont appelé les autorités syriennes à "protéger la liberté d'expression et garantir la sécurité des journalistes internationaux".
Londres a condamné ce décès et Washington l'a "déploré".
Gilles Jacquier était grand reporter pour France 2 depuis 1999. Il a en particulier couvert l'Irak, l'Afghanistan, le Kosovo et Israël. Il a réalisé de nombreux reportages pour l'émission Envoyé Spécial.
Né en 1968, il a débuté à France 3 Lille en 1991, avant de rejoindre la rédaction nationale de France 3 en 1994.
En 2003, le prix Albert Londres récompensait sa couverture de la deuxième Intifada et de l'opération Rempart menée par l'armée israélienne en avril 2002.


AFP